Qu’est ce qu’être un homme déconstruit au XXIème siècle ? A l’heure du #metoo, de l’émergence médiatisée des féministes et des process pour violences conjugales, et autres maltraitances, je m’interroge beaucoup sur ma place en tant qu’homme, la place des hommes en général.
Qu’est ce qui défini être un homme aujourd’hui ? Comment être homme face aux femmes. Les injonctions sociales, sociétales sont nombreuses, et il est tellement facile d’y perdre son latin, ou ses baskets.
L’homme déconstruit selon moi – Ma contribution à la réflexion
Je le vois dans me relation de couple ou dans les interactions que j’ai avec les enfants, je n’ai pas du tout le sentiment de reproduire les schémas du patriarcat.
Je suis actif dans les tâches ménagères, soutiens ma compagne dans son évolution professionnelle, participe activement à l’éducation des enfants.
Je suis du côté des femmes et de leur droit à plus d’égalités.
Bref, je fais partie des hommes modernes et je ne me vois pas faire autrement, et pour ma compagne et pour mes enfants.
Mais j’ai compris aussi la différence fondamentale entre masculinité et virilité.
As tu besoin aujourd’hui de prouver ta virilité si tu es un homme « masculin » ? Est ce que les femmes cherchent ? Alors qu’elles sont de plus en plus indépendantes ?
Exemple du quotidien :
Si ma fille me demande de jouer au foot en activité extra-scolaire je l’inscris dans l’heure, parce qu’il ne devrait pas y avoir de genre dans le sport.
Quelle est la définition de la masculinité ?
Le Larousse la défini comme : « Ensemble de caractères, de comportements stéréotypés correspondant à une image sociale traditionnelle des hommes. »
On imagine donc que la perception de la masculinité évolue en même temps que la société et ses stéréotypes.
Alors que Wikipédia défini la virilité comme un concept plus physique, plus immuable donc.
Voici ce qu’en dit Wikipédia : « La virilité désigne les caractéristiques physiques de l’homme adulte, au sens biologique, le comportement sexuel de l’homme, en particulier sa vigueur et sa capacité à procréer, ainsi que ses caractères moraux, culturellement associés à l’homme en tant que genre. »
Autant le masculin peut évoluer dans la perception qu’on en a au gré des normes sociales qui structurent notre société, autant la virilité reste inchangeante.
Retour sur le film « Le mélange des genres » avec Léa Drucker et Benjamin Lavernhe
J’ai adoré ce film.
Parce que j’aime ces deux acteurs : Léa Drucker et Benjamin Lavernhe.
Parce que le positionnement du film sur les féministes / masculistes m’a plu : Au final, ils apparaissent comme les « perdants » de l’histoire.
Parce que le film ne tombe ni dans le pathos, ni dans la facilité , reste très humain, romantique.
Parce que le film parle d’un homme déconstruit, incarné par Benjamin Lavernhe, qui se met en arrière pour laisser toute la lumière à sa femme.
Un homme qui assume sa masculinité « non virile ».
Un homme qui n’a pas peur de sa sensibilité et pas peur de remettre en cause le patriarcat d’antan.
Quelle serait la définition d’homme déconstruit ?
Voici une définition toute personnelle qui n’engage que moi : Un homme déconstruit ne suit plus la construction dite classique des générations précédentes. Adieu donc le patriarcat, et bienvenue à l’homme moderne : qui participe aux tâches du quotidien, s’investit dans la famille, place la femme sur le même pied d’égalité, est favorable aux évolutions sociétales et sociales sur la place de la femme (exemple : égalité salariale).
L’homme moderne est-il déconstruit ?
J’ai l’impression que la définition d’homme déconstruit va plus loin que l’homme moderne : Dans le sens où il redéfinit par lui-même sa propre définition de sa masculinité, en lui et dans ses relations sociales.
Être un homme déconstruit ça implique quoi (selon moi) ?
Voici quelques points qui illustrent (selon moi) ce qu’est un homme déconstruit, dans le sens d’un homme qui a remis en question les normes patriarcales, s’est interrogé sur sa place dans le monde et cherche à vivre de manière plus consciente, égalitaire et authentique avec les femmes :
Il construit la société de Demain avec les femmes.
Il accepte sa part de féminité et assume son côté féministe.
Il oublie les injonctions masculistes (il reconnaît que la masculinité traditionnelle peut être toxique, pour lui et pour les autres).
Il interroge la manière dont il a été socialisé en tant qu’homme.
Il accepte de ne pas tout contrôler et lâche le besoin de domination.
Il prend le temps d’explorer ses émotions, même celles considérées comme « faibles » / Il se montre vulnérable sans honte.
Il fait la paix avec ses fragilités et ses zones d’ombre.
Il se libère de l’injonction à la performance permanente.
Il valorise la coopération plutôt que la compétition.
Il n’interrompt pas systématiquement les femmes en réunion; il n’est pas dans le mansplaining (expliquer à une femme ce qu’elle sait certainement déjà), et le manspreading (s’étaler physiquement dans les espaces publics).
Il ne considère pas que la séduction doit toujours être à son initiative.
Il soutient activement l’égalité des genres, y compris dans les petits gestes du quotidien.
Il partage équitablement les tâches ménagères et éducatives.
Il s’investit pleinement dans l’éducation de ses enfants, sans se cacher derrière le rôle de « second parent ».
Il ne « garde pas » ses enfants : il les élève.
Il parle avec eux de consentement, d’émotions, d’égalité.
Il évite de reproduire les clichés genrés dans leur éducation.
Il ne cherche pas à être un « allié parfait », mais un homme en chemin.
Il incarne une nouvelle forme de masculinité : consciente, ouverte, plurielle et émancipée.
Et maintenant… ?
Qu’est ce qu’on fait de tout ça ?
Bonne question, n’est-ce pas ?
On continue et on fait du mieux qu’on peut.
Sans forcément chercher à remettre en cause chaque action, chercher à faire mieux en lien avec ses propres convictions.
L’envie de bien faire est déjà archi-essentielle.
Ressources complémentaires
Qu’est ce que l’affirmation de soi ?