Les difficultés de l’entrepreneur solo : Masochisme ou nécessité ?

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Nicolas Vidal
Nicolas Vidal

Avec une expérience de 16 ans dans le SEO Nicolas accompagne les entrepreneurs 1. Dans la définition et la construction de leur projet digital 2. Dans la construction d'une communication authentique et axée sur les valeurs et 3. Dans la construction d'un site indispensable pour les utilisateurs et les moteurs de recherche.

D’entrée de jeu, j’arrive avec une question quelque peu brutale : Les difficultés de l’entrepreneur solo le rendent-elles masochiste ?

L’entrepreneur solo peut s’imposer un rythme infernal :

  • Il est au four et au moulin.
  • Il fait face à de nombreuses difficultés.
  • Il sort de sa zone de confort.

Surtout il s’impose des choses qu’il n’aime pas, ou avec lesquelles il n’est pas à l’aise. Par exemple : la comptabilité ou simplement les tâches administratives.

Beaucoup abandonneraient, pourtant lui, il continue. Et avec plaisir s’il vous plait.

Est-il masochiste ou simplement habité par sa mission entrepreneuriale ?

 

Difficultés de l’entrepreneur solo : Cette fois ci je commence par la conclusion

 

Oui la vie de l’entrepreneur solo n’est pas un long fleuve tranquille.

Oui il doute. Parfois beaucoup.

Oui il sort de sa zone de confort.

Non il n’aime pas ça.

Non il n’est pas masochiste.

Oui il est obligé de passer par là.

Oui car il est seul sur son bateau.

Oui il sort de sa zone de confort pour s’élever, élever son projet et parce qu’il tire bien plus de bénéfices que d’inconvénients.

Oui il fait tout cela car il est guidé par son projet qui le mène bien plus loin que ce qu’il pourrait imaginer.

Oui c’est beau, car tout ce qui était de l’ordre de la sortie de confort devient plus tard une simple habitude.

 

Difficultés de l’entrepreneur solo : Le goût de la douleur

 

Coupons court au suspens non il n’est pas masochiste.

Toutefois, au vu de l’énergie que lui prennent le développement et la cadrage de son activité, ainsi que la gestion de sa capacité à surmonter les difficultés, il pourrait donner l’impression d’aimer avoir mal, d’aimer souffrir ou en tout cas d’aimer s’imposer une incommodité dont il est le seul initiateur.

Le doute sur son appétence pour la douleur s’installe quand on voit sa résilience, son envie et son devoir moral et professionnel de… :

  • De sortir de sa zone de confort.
  • De prendre des coups (et en donner surtout).
  • De se faire des noeuds au cerveau.
  • De s’infliger du stress.
  • De mal dormir, ou pas suffisamment.
  • De bosser comme un fou. En tout cas plus que dans un job salarié.
  • ….

 

Bref, la liste des exemples où il doit sortir de sa zone de confort est longue.

Et le pire c’est que c’est lui qui a choisi de s’infliger ça…

Et si ces zones de turbulence étaient juste nécessaires pour sortir du tunnel et acquérir la capacité de prendre de la hauteur ?

Bien sûr les emplois salariés ont également leurs lots de souffrance mais ont l’avantage de se voir cadrés par la fiche de poste et la hiérarchie.

L’entrepreneur solo est seul capitaine à bord : Donc oui il est maitre et responsable de ses propres choix, décisions, orientations stratégiques.

Mais il est également seul pour tout gérer (cf mon article sur Mike de la compta, et Kévin le livreur de sushi et Stéphanie qui accumule les bourdes).

Ainsi on pourrait s’interroger sur ce qui justifie ce choix de la vie entrepreneuriale plutôt que le salariat ?

 

Mais pourquoi se faire mal ? L’entrepreneuriat n’est-il que douleur ?

 

Le monde n’est-il pas déjà assez dur comme ça, qu’il faille encore s’infliger encore du mal.

Oui je sais, je noircis (beaucoup) le tableau. Et heureusement.

La réalité du quotidien est plus rassurante, et surtout teintée de tout un tas de petites réussites et / ou d’avancées qui permettent d’avancer dans la bonne direction.

La réalité est également bien plus simple que tout cet hypothétique masochisme.

L’entrepreneur solo n’est pas masochiste. Il n’aime pas la douleur (sauf quelques cas réellement masochistes mais c’est une autre histoire).

Non l’entrepreneuriat n’est pas que douleur.

Simplement les bénéfices que l’entrepreneur tire de tous ses efforts dépassent largement les périodes de stress, d’angoisse, d’incertitude.

Donc oui le jeu en vaut la chandelle.

Parmi les bénéfices, quelques exemples :

  • Fierté de donner vie à son projet.
  • Fierté de vivre se son activité.
  • Fierté de créer un business qu’on ne retrouve pas ailleurs.
  • Fierté d’être reconnu.e pour son travail, ses compétences.
  • Satisfaction personnelle.
  • Dépassement de soi.
  • Fierté personnelle et fierté de facturer des prestations qui ont du sens.
  • Apprendre au quotidien (l’entrepreneur solo doit se dépatouiller tout seul dans bien des situations inconfortables : Il n’a pas d’autre choix que d’agir et donc d’apprendre. Il apprend parfois plus que lors d’une formation de deux jours).
  • La drogue de l’action : Si tu n’agis, tu n’avances pas.
  • Accomplissement pro et perso.
  • Montée en compétences.
  • Liberté d’action et façonnage de son activité.
  • …. (à vous de remplacer par vos propres bénéfices).

 

Difficultés de l’entrepreneur solo : Le principe de réalité

 

La vie entrepreneuriale n’est pas un long fleuve tranquille

 

En effet, le doute fait partie du quotidien et de l’équation de l’entrepreneur. Celui-ci vit avec le doute qu’il le veuille ou non.

Il doit simplement accepter que ledit doute soit là comme un ami, accepter de faire des erreurs.

Tout simplement il doit accepter de ne jamais avoir de certitudes mais se faire confiance et faire les choix qui à l’instant T lui semblent les meilleurs.

Pas de certitudes mais des choix.

Les difficultés du quotidien à devoir tout gérer en même temps sont une réalité. Parfois il y a des phases plus compliquées, c’est une période qui finira au bout d’un moment.

Enfin, il y a tout simplement l’instinct de survie : Vous savez que vous ne pourrez avancer qu’en gérant cette fameuse tâche.

Vous pouvez procrastiner autant que vous voulez, vous trouver toutes les excuses possibles, il n’y a que vous qui pouvez régler le problème.

Et puis au bout d’un moment, vous devenez juste blindé.e et vous ne faites (presque) plus attention à cette petite alerte dans votre tête qui clame “Attention Nico tu sors de ta zone de confort”.

 

L’exemple concret : la certification de formation CPF

 

Il m’a fallu du temps pour me décider, mais la réalité des demandes de mes clients m’y pousse : Je me lance corps et âme dans la certification CPF de mes formations. Pourquoi ? Pour permettre à mes clients de faire financer leur formation.

C’est un argument commercial majeur pour le développement de mon activité.

Et pourtant, je déteste les démarches administratives (la phobile administrative, vous connaissez et bien je suis dedans je crois), je sais déjà que cette étape va me prendre de l’énergie et du temps.

Mais je sais également que je serai immensément fier de finir cette certification et de pouvoir l’annoncer à mes clients.

Donc oui on peut le dire je vais me faire mal, pour autant je ne suis pas masochiste.

 

Difficultés de l’entrepreneur solo : Des difficultés mais surtout le goût des belles choses

 

Au-delà de ces considérations, ce qui mobilise l’entrepreneur c’est aussi apporter sa pierre à l’édifice pour un monde peut-être meilleur.

Certains diront que je suis utopiste, voire même illuminé, mais c’est ma conception de l’entrepreneuriat : Oeuvrer pour une version améliorée du monde, chacun à son échelle, avec ses propres moyens et pas seulement dans une optique purement commerciale et financière.

Pour (re)découvrir ma page à propos, c’est ici.

Pas de mégalomanie, (ceux qui me connaissent, vous savez que je suis plutôt du style à me planquer derrière la plante verte) juste un retour d’expérience sur l’envers du décor entrepreneurial.

 

Difficultés de l’entrepreneur solo : L’arbre qui cache la forêt

 

Vous l’avez compris, les zones difficiles et les difficultés de l’entrepreneur ne sont qu’une étape indispensable et obligée et nécessaire de l’entrepreneur pour accoucher de son projet, faire vivre et développer son activité.

Quelle belle leçon d’humilité.

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