Comment réaliser un audit SEO complet de votre site – Guide & méthode

audit seo complet

Table des matières

Je vous accompagne sur :

1. La construction et le développement de votre projet digital.

2. La résolution de vos points de blocage.

3. La construction d'une communication personnelle et axée sur vos valeurs.

Nicolas Vidal
Coach SEO et facilitateur de projet

Qu’est ce qu’un audit SEO complet ? A quoi sert-il ? Quelles méthodes, quelles étapes et quels outils pour le réaliser ? Et au final, qu’en faire ? Comment mettre en place les actions préconisées ?

Il a pour objectif de dresser un état actuel du référencement naturel du site : Identifier les points positifs, les axes d’améliorations, les chantiers correctifs et les chantiers de croissance. L’objectif étant d’améliorer / développer la visibilité du site audité sur les listes de résultats des moteurs de recherche sur des requêtes stratégiques en lien avec le secteur et la thématique du site sur la base des objectifs business du site (ventes, inscriptions, leads, téléchargements).

L’audit se base sur l’analyse des 5 piliers fondateurs du référencement.

Sur la base des résultats de l’audit, vient ensuite la définition du plan d’action et la stratégie SEO qu’on souhaite dresser.

Rentrons maintenant dans le détail. Comment réaliser un audit SEO complet de manière efficace et pérenne ?

 

Sommaire

 

  • Qu’est-ce qu’un audit SEO ? Quelles en sont les limites ?
  • Les prérequis de l’audit
  • Etape #1 de l’audit SEO complet : Analyse structurelle.
  • Etape #2 de l’audit SEO : Analyse templating.
  • Etape #3 de l’audit SEO : Analyse sémantique.
  • Etape #4 de l’audit SEO : Analyse popularité.
  • Etape #5 de l’audit SEO : Analyse ergonomie web et mobile.
  • Etape #6 de l’audit SEO : Analyse architecture de l’information + Arborescence + Parcours utilisateur
  • Etape #7 de l’audit SEO : Analyse accessibilité.
  • Après l’audit, que fait-on ?
  • Conclusion.

 

Qu’est-ce qu’un audit SEO ? Quelles en sont les limites ?

 

Revenons ici aux basiques : Qu’est ce que le SEO ?

Souvent vu comme la première étape de toute stratégie SEO qui se respecte, l’audit peut vous servir à n’importe quelle étape de la vie de votre site.

Découvrez également l’article : Comment faire du SEO un canal d’acquisition pérenne.

 

Pourquoi parle-t-on d’audit SEO complet ?

 

L’audit SEO se focalisera sur l’ensemble des axes du SEO : Autant la structure, les templates de pages, le contenu éditorial + champ sémantique, la notoriété.

Il se focalisera également sur l’expérience vécue par l’utilisateur, et la perception de l’utilité du site, des offres et des contenus du site selon les objectifs business et selon le contexte d’utilisation du site par l’utilisateur et la compréhension de ses besoins.

 

Un audit sans outils c’est compliqué

 

Vous pouvez auditer n’importe quel site sur le web, n’importe quel concurrent. Toutefois, sauf si vous les accès de la Search Console ou Analytics du site audité, vous risquez d’être limité dans vos analyses.

Chaque site étant unique, les résultats de chaque audit SEO sont uniques.

 

Auditer un site, sans savoir ce qu’on cherche, ni pourquoi on le cherche, c’est compliqué. C’est pourquoi, il est toujours utile de s’interroger sur les réelles motivations derrière une demande d’audit.

 

Un audit sert à faire des constats mais n’est pas la solution à tout

 

L’audit SEO permet de savoir ce qui va et ne va pas sur le site : points faibles / points forts / opportunités / faiblesses.

Reste ensuite à l’auditeur de trouver les solutions : les chantiers correctifs ou de croissance.

Les outils, nombreux, vous donneront des constats, mais pas de solutions, c’est à cette étape qu’il faut savoir prendre de la hauteur pour définir le chantier correspondant et lui donner une note de priorité.

 

Deux niveaux de lecture dans l’audit

 

L’audit SEO comporte deux niveaux de lecture :

  • Vision macro : Vision globale de chaque problématique.
  • Vision micro : Vision détaillée page par page.

Ces deux niveaux de lecture sont intimement liés au volume de pages du site. Plus le nombre de pages est volumineux, plus il sera indispensable d’analyser le site de manière macro.

 

Etape #0 Prérequis à l’audit SEO

 

Avant de démarrer le travail d’analyse, assurez vous d’être en possession (si possible et si disponibles) :

  • Des accès : Search Console + Google Analytics (ou autre plateforme).
  • Des accès à d’autres outils : Outils de positionnement, analyse structurelle type SEOLyzer, Oncrawl, ou Botify.
  • De l’historique et du contexte le plus exhaustif possible du site :
    • Volume de pages, de produits.
    • Projets à venir ou passés de refonte ou de migration.
    • Chutes de trafic et autres sanctions.
    • Modèle économique du site.
    • Projets et problématiques en cours.
    • Objectifs et souhaits à l’issue de l’audit.
    • Disponibilité des équipes pour apporter des modifications.
    • Environnements techniques et structurels.
    • Etat concurrentiel et sectoriel.

Avant de commencer, faites attention à ce que vos propres outils soient à jour dans leurs versions et que les licences soient à jour.

 

Etape #1 Audit SEO : Analyse structurelle

 

Ce qu’on va chercher à comprendre dans cette phase

 

Il s’agit d’identifier les freins à la bonne compréhension des pages de votre site par Google.

Les moteurs de recherche ont-ils accès à 100% des pages du site ?

Ont-ils accès en priorité aux pages SEO ?

 

Quels seront les axes opérationnels qu’on va chercher à analyser ?

 

  • A quelles pages a-t-on accès ?
    • Regarder le volume de pages uniques présentes sur le site.
    • Lancer l’analyse de crawl avec Screaming Frog et comparer le volume de pages identifiées sur les deux sources d’information.
    • Regarder le volume de pages indexées dans la Search Console.
    • Regarder le volume de pages renseignées dans le sitemap et indexées dans le sitemap.
    • Comparer les 4 sources de volume de pages et regarder si elles matchent / coïncident entre elles (jusqu’à 10% de différentiel).
    • En cas de plus gros différentiel :
    • Problème sur le sitemap : Les url dans le sitemap sont-elles actuelles ? Sans erreurs ? Le nombre est-il complet ?
    • Problème dans l’index Google : Identifier les cas d’éventuelles pages orphelines. Faire la commande site:nomdusite sur Google. Faire des tests aléatoires, regarder si les pages indexées sont actuelles ou pas. Il s’agit de savoir si l’index ne comporte pas d’anciennes pages qui gonflent artificiellement le volume de pages indexées.
    • Problème dans l’index Google : Identifier les pages non indexées. Tester de manière aléatoire des url et les soumettre dans l’outil d’inspection d’url de la Search Console, voire si les url sont indexées ou non.
    • Todo (selon chaque cas) :
      • Corriger le sitemap.
      • Rediriger les anciennes url toujours accessibles.
      • Demander l’indexation des url pas encore indexées.
      • Linker les pages orphelines dans la structure du site.

 

  • Y-a-t-il des cas de duplications de contenus ? Et identification de pages “inutiles au SEO”

    • Naviguer de manière aléatoire sur les pages de votre site. Regarder par exemple les filtres de navigation (liste par ordre croissant ou décroissant), si il y a des risques de duplication d’url.
    • Classer par ordre alphabétique les url dans Screaming Frog. Identifier les éventuels cas de duplication.
    • Classer par ordre alphabétique les contenus des balises title. Une même balise title peut exister pour plusieurs pages (pages uniques seulement).
    • Todo (selon chaque cas) :
      • Bloquer les variables d’url dynamiques dans le fichier robots.txt.
      • Supprimer l’ajout de variables dynamiques.
      • Ajouter la balise rel canonical nécessaire ou la balise noindex.
      • Si une page produit est accessible via plusieurs catégories, faire en sorte qu’elle ne soit accessible via qu’une seule url (voir le paramétrage dans le cms ou les plateformes).

 

  • Y-a-t-il des pages en erreurs 404 ?
    • Voir dans Screaming Frog les erreurs 404 identifiées.
    • Voir aussi dans la Search Console.
    • Todo (selon chaque cas) :
      • Soit les rediriger en 301.
      • Soit les revalider si elles présentent de l’intérêt et les ajouter dans la structure.

 

  • Y-a-t-il des liens vers des pages en redirection 301 ?
    • Regarder dans Screaming Frog.
    • Todo : Modifier l’url de destination des liens concernés.

 

 

  • Votre site est-il accessible via plusieurs domaines différents ?

    • Si les différents domaines et pages associées répondent en 200 alors il vous faut vite rediriger l’ensemble vers les pages d’un seul domaine.

 

  • Votre domaine est-il toujours en http ?
    • Si c’est le cas, prévoir une redirection massive de vos pages vers le protocole https afin de répondre aux règles de gestion de Google et des navigateurs par rapport aux problématiques de sécurité des données.

 

  • Posez vous de bonnes questions par rapport au format des url
    • Utilisez Screaming Frog. Il vous dira les url qu’il a identifiées et dont vous n’aviez peut-être pas connaissance ou conscience.
    • Une page est-elle accessible via plusieurs url ? En cause : variables de filtre ou de navigation, ID dynamique qui saute à chaque appel serveur, une url disponible affichant chaque catégorie associée à un produit, des répertoires affichés dans des ordres différents.
    • Todo : Identifier les cas de formats d’url posant problème et les répertorier par types.
    • Et les résoudre par types.
    • Objectif : Une page = une url. Une url = une page.

 

  • Combien de niveaux de profondeur ? L’arborescence est-elle “utile” ?
    • Regarder dans Screaming Frog la répartition des pages par niveaux de profondeur.
    • Si il y a plus de 6 niveaux de profondeur : regarder l’arborescence et voir comment réduire la profondeur. C’est à dire rééquilibrer les volumes de contenus à un niveau de profondeur moins fort.
    • Revoir les catégorisations de pages, les maillages internes.
    • Objectif : Que les utilisateurs accèdent à l’information rapidement et facilement.
    • Regarder la constitution du menu : Présente-t-il des pages importantes pour l’utilisateur et les enjeux business ? Peut-on faire différemment ?
    • Sur ce point : il y a des approches très différentes, l’objectif est de tester l’affichage qui fonctionne le mieux.
    • Toujours se poser la question : L’arborescence actuelle sert-elle les intérêts de votre utilisateur cible ?

    Voir le dossier sur l’arborescence.

  • Voir le dossier sur l’architecture de l’information.

 

Et après ?

 

En priorité il s’agit de cibler les actions dites quick win : les actions les plus rapides à mettre en place et qui peuvent avoir le plus d’impact sur la prise en compte du site par Google.

D’autres actions plus complexes techniquement peuvent s’avérer fort utiles, nécessaires. Bien sûr elles seront également priorisées.

 

Etape #2 Audit SEO : Analyse templating

 

Ce qu’on va chercher à comprendre dans cette phase

 

La seconde étape de l’audit de référencement sera d’identifier les axes d’améliorations au niveau de chaque template (un template est un type de page : produit, article etc).
L’audit aura pour mission d’identifier si les pages sont indexables, utiles, bien construites, si elles aident à la navigation sur le site, si elles s’affichent correctement sur mobile, si elles ne présentent pas de risque de duplication entre elles.

 

Quels seront les axes opérationnels qu’on va chercher à analyser ?

 

Voir le dossier complet sur les optimisations SEO on-page.

  • Les balises méta (title et description) sont elles présentes et bien renseignées ?
    • Sont elles à la bonne longueur ?
    • Correspondent-elles au contenu de la page ? La requête principale est-elle présente ?
  • Les balises Hn (H1, H2 jusqu’à H6) sont elles présentes et bien renseignées ?
    • Attention une page peut ne pas avoir de balises H2 ou H3 sans que ce soit un problème en soi. Tout dépend de la page en question.
  • La balise rel canonical est-elle présente ? Renseigne-t-elle la véritable page de référence à indexer ?
  • Si la page analysée ne présente pas d’intérêt SEO ou d’intérêt d’indexation, la balise noindex est-elle présente dans la section <head> de la page ?
    • Est-elle bloquée dans le fichier robots.txt ?
  • Selon la nature de la page, les données structurées (rich snippets ou microdata) sont-elles présentes ? Sont-elles pertinentes par rapport au contenu de la page ? Comportent-elles des erreurs ? Peut-on faire mieux ?
  • Selon la nature de la page, le fil d’Ariane est-il présent ? Correctement intégré (correspond-il au niveau réel de profondeur de la page analysée ?
    • Y-a-t-il un microdata breadcrumb dessus ?
  • Les images importantes de la page (celles qui illustrent vraiment le contenu) comportent-elles un attribut alt et celui-ci est-il fidèle à ce que représente l’image ?
  • Selon la nature de la page, le contenu éditorial présent est-il suffisant ? Apporte-t-il une vraie réponse à l’utilisateur ? L’éditeur de contenu a-t-il fait un vrai travail éditorial pour répondre aux interrogations de l’utilisateur cible ? Peut-on faire mieux ? Si oui comment ?
  • Selon la nature de la page, trouve-t-on des liens internes vers d’autres pages ? Ces liens aident-ils vraiment à la navigation de l’utilisateur ? Sont-ils dans le même contexte ? Peut-on envisager un autre maillage interne ?
  • Les balises hreflang pour les sites multilingues sont-elles intégrées ? Sans erreurs ?
  • La balise meta viewport pour l’affichage en responsive web design est-elle bien présente dans la section <head> de la page ?
  • La page s’affiche-t-elle correctement en mobile ? Voir le dossier sur les règles d’ergonomie mobile.
  • Le menu est-il présent sur les pages ? présence du header / footer.
    • Ces dernières questions sont déjà posées sur la partie structurelle.

Liste complète des microdata disponibles sur https://schema.org

 

Etape #3 Audit SEO : Analyse sémantique

 

La troisième étape de l’audit de référencement aura pour objectif d’identifier la structure sémantique actuelle et de répondre aux questions ci-dessous :
  • Le champ sémantique de votre site est-il assez large ? Est-il complet ?
  • Est-il pertinent par rapport à la capacité de positionnement des pages ?
  • Comment se positionnent les concurrents ?
  • Le contenu éditorial cherche-t-il à répondre aux interrogations des utilisateurs ?
  • Apporte-t-il des réponses complètes et exhaustives aux demandes des utilisateurs ?
  • Les mots clés présents dans le contenu correspondent-ils aux recherches des internautes ?
  • Quelles sont les opportunités de nouveaux mots clés ? Analyse concurrentielle ?
  • Quels sont les corpus sémantiques en jeu ?
  • Les objectifs éditoriaux sont-ils clairs et précis ?
  • Faut-il redéfinir la stratégie éditoriale ? Est-elle pertinente ?
  • Le planning éditorial est-il pertinent ? Faut-il l’étoffer ? Le réorienter ?
  • Les règles de l’écriture sur le web sont-elles bien suivies?

Les réponses apportées permettront d’améliorer l’existant et donneront des clés pour construire les prochaines étapes du développement éditorial et sémantique.

Il s’agira de créer, développer un ou des corpus sémantiques liés à votre secteur.

C’est un chantier non technique mais qui s’étale dans le temps, et surtout qui requiert de la méthode, de la régularité et de l’implication.
Afin de mener à bien cet audit sémantique :
  • 1. Rappel des objectifs sémantiques (s’ils existent, ou commencer à les définir selon les capacités de positionnement du site) : Avoir bien en tête les objectifs sémantiques (requêtes phares sur lesquelles le site doit se positionner) et éditoriaux du site.
  • 2. Regarder la visibilité actuelle du site sur un échantillon de millions de requêtes francophones : Faire un test de visibilité global du site et de celui des concurrents en utilisant des outils tels que Yooda Insights, Ranxplorer, Semrush qui se basent sur des millions de requêtes tous secteurs confondus. C’est déjà un très bon indicateur de la visibilité de votre site versus celle des concurrents. Vous pouvez déjà le différentiel de visibilité entre le site audité et celui des concurrents.
  • 3. Regarder la visibilité du site audité sur des requêtes qui le concernent directement : Faire un test de positionnement sur différentes requêtes en lien direct avec votre secteur en comparant votre site avec ceux des concurrents. Des outils comme Monitorank, Yooda Cloud, Ranks, MyPoseo font très bien le job.
  • 4. Regarder les requêtes cibles définies sur chaque page (ou template de page).
    • Sont-elles pertinentes par rapport aux contenu des pages ?
    • Vérifier la pertinence des balises title par rapport au contenu des pages visées.
    • Les pages peuvent-elles se positionner sur les requêtes choisies ? Les requêtes sont-elles pertinentes dans ce contexte ?
    • Les contenus sont-ils assez longs ? Leur longueur est elle justifiée par rapport à la valeur apportée ?
    • Les contenus sont ils âgés ? Mis à jour ?
    • Bref, il s’agit ici de voir si le contenu éditorial présent a la capacité de relever le défi de positionnement de la requête identifiée. Oui ou non ?
    • Le travail de discernement se fait à la mano, par un humain.
  • 5. Le travail suivant concerne les réajustements à produire :
    • En terme de choix de requêtes cibles selon la capacité de positionnement et d’intention utilisateur.
    • En terme de champ éditorial à développer / compléter / créer.
    • Bref, définir les contenus existants à mettre à jour, et les contenus à créer.
  • 6. Il s’agit ensuite de planifier le travail rédactionnel. Selon les capacités rédactionnelles des équipes.

 

Le résumé des actions à prévoir :

  • Identifier les mots clés sur lesquels améliorer le positionnement existant.
  • Identifier les opportunités de nouveaux mots clés. On parle donc de réaliser cette étape par le biais d’un corpus sémantique mettant en valeur la réalité de la visibilité de votre site sur une thématique particulière versus les concurrents.
  • Revoir si besoin la stratégie éditoriale.
  • Mettre à jour planning éditorial selon contraintes organisationnelles en interne.
  • Lister et s’approprier les bonnes pratiques de la rédaction web.

 

Etape #4 Audit SEO : Analyse de la popularité

 

La quatrième étape de l’audit consiste à étudier l’état de la popularité / notoriété de votre site.

 

Les questions auxquelles il faut pouvoir répondre :

  • Votre site jouit-il d’une popularité / notoriété suffisante ? Par rapport aux concurrents ?

 

Les back links qui pointent vers votre site :

  • De quelles sources proviennent-ils ?
  • Lesdites sources sont-elles de qualité ?
  • Les liens sont-ils assez nombreux ?

Gardons en tête que la qualité des liens est tout aussi importante que la quantité (voir même plus).

Il vaut mieux 1000 liens depuis 1000 sources différentes que 1000 liens depuis une seule source.

 

Testez votre site et ceux de la concurrence avec des outils tels que Ahrefs, Majestic SEO. Ils donneront deux indices intéressants :
  • CF : Citation Flow = Popularité du site. Axé sur le volume de liens entrants.
  • TF : Trust Flow = Confiance donnée au site. Axé sur la qualité des liens entrants.

Ils se basent sur le volume total de liens entrants, le nombre de domaines uniques, et enfin le nombre de classes C différentes.

Regardez également votre Search Console, dans la section liens, vous aurez la liste des sites pointant vers le votre (liste exhaustive ? 🙂 ).

 

Il convient dans un premier temps d’améliorer l’existant :

  • Modifier les ancres de liens.
  • Changer les url de destination (Maillage profond ou sur la HP).
  • (Demander à) Supprimer des liens depuis des sites spammy.
  • Modifier les liens cassés.
  • Modifier les liens pointant vers des pages en redirection 301.
Dans un second temps, il convient de trouver / négocier de nouveaux back links.
Cela peut se faire, en regardant les back links des concurrents, et en listant les types de sites susceptibles de faire des liens vers votre site (partenariats, communiqués de presse, influenceurs, partages d’infographies, articles invités, link bait).

 

Qu’est ce qu’un “bon” back link ?

  • Doit être cohérent : par rapport au contexte de la page de départ et de la page d’arrivée, l’ancre de lien doit correspondre au contenu de la page d’arrivée.
  • Doit provenir d’un site de qualité (ayant lui aussi un bon CF et TF).
  • Doit être dans le contenu éditorial de la page.
  • Doit être en follow.

Voir le dossier complet sur l’acquisition de notoriété.

 

Etape #5 Audit SEO : Analyse de l’ergonomie du site

 

La cinquième étape de l’audit consiste à analyser l’ergonomie web et mobile afin de lister l’ensemble des axes d’amélioration. En effet, les erreurs d’ergonomie sont souvent peu prises en considération (en tout cas de mon point de vue). Pourtant le trafic mobile ne cesse de prendre de l’ampleur (en parallèle Google indexe désormais par défaut la version mobile de votre site) et de fait les interfaces mobiles ont tout intérêt à être bien conçues pour faciliter l’expérience vécue par l’utilisateur.

 

En terme d’erreurs, notons par exemple la présence de l’ascenseur latéral, les textes trop petits, les blocs de textes compressés, les liens au format texte et non au format bouton.

 

Bref, l’idée est d’identifier les axes ergonomiques à optimiser afin d’offrir un confort de navigation optimal. Il en résulte un volume de pages vues par session en hausse, cela traduit une expérience utilisateur en progression.

Voir notre guide sur les règles de l’ergonomie mobile.

Voir notre guide sur l’index mobile first de Google.

 

Etape #6 Audit SEO : Analyse de l’Architecture de l’information + Arborescence et Parcours utilisateur

 

La sixième étape de l’audit consiste à analyser l’architecture de l’information globale du site ainsi que l’arborescence afin d’identifier les axes d’améliorations qui permettront une meilleure expérience utilisateur.

Voir notre guide sur l’architecture de l’information.

Voir notre guide sur l’arborescence.

 

Parmi les questions essentielles à se poser :

  • l’Architecture de l’Information est elle claire et pertinente par rapport aux besoins et contraintes des utilisateurs cibles et par rapport aux objectifs business ?
  • Proposer des axes d’amélioration par rapport à cette architecture (Passer par des étapes de conception telles que le tri par carte).
  • Si trop d’incohérences apparaissent, le plus simple reste encore de tout remettre à plat :
  • Lister l’ensemble des contenus disponibles.
  • Repenser de zéro l’organisation des contenus, leurs regroupements par thématiques, puis enfin leur priorisation les uns par rapport aux autres.
  • L’arborescence correspond-elle aux objectifs business du site ?
  • L’arborescence est-elle claire, pertinente ?
  • L’arborescence prend-elle en considération les besoins et contraintes des utilisateurs cibles ?
  • A-t-elle besoin d’être refondue / actualisée ? Si oui, comment (Nouvelle proposition avec un outil tel que Gloomaps) ? Faire des tests utilisateurs pour valider les choix faits.
  • Les éléments propres au SEO ET à l’accessibilité sont-ils présents ?
    • Balises méta.
    • Balises Hn.
    • Fil d’Ariane.
    • Textes de liens contextualisés et en concordance avec le contenu de la page de destination.
    • Attributs Alt.
    • Attention particulière au temps de chargement de page.
    • Si les critères d’accessibilité ont été pris en compte, respectent-ils les besoins SEO ?

 

Voici quelques questions à se poser en lien avec le parcours utilisateur :

  • Le parcours existant correspond-il au contexte des besoins et contraintes des utilisateurs cibles ?
  • Correspond-il aux objectifs business ?
  • Les performances du parcours sont-elles bonnes ? (tx de rebond, nombre de pages vues, temps passé par session).
  • Combien y-a-t-il d’étapes ? Sont elles toutes utiles ? Faut-il en ajouter ?
  • Les formulaires sont-ils assez courts ?
  • L’utilisateur peut-il poursuivre son inscription ultérieurement ?
  • La navigation interne favorise-t-elle le parcours ?
  • Comment améliorer le parcours actuel ? (prise en compte des retours clients ?)
  • Les objectifs business sont ils pertinents et atteignables par rapport au contexte des utilisateurs ?
  • La proposition de valeur apparaît-elle bien ? est elle compréhensible ? correspond aux besoins et contraintes des utilisateurs ? et est elle pertinente selon ce contexte ?
  • Les bénéfices clients sont ils affichés et mis en évidence ?
  • Comment est présenté le discours commercial ? Est il acceptable ? (revoir la stratégie de storytelling et / ou de copywriting).
  • Les éléments de réassurance sont ils présents ?
  • y a t-il une page à propos ? Est elle storytellé ?
  • L’image que renvoie le site est elle pro ? artisanale ? représente t-elle l’état d’esprit de l’entrepreneur ? Le site est il globalement crédible ?
  • Comment est il par rapport aux concurrents ?
  • La concurrence directe est-elle forte ? Les axes de différenciation du site sont ils pertinents et apportent-ils de la valeur à l’utilisateur ?
  • Le site est-il “utile” pour les utilisateurs et les moteurs de recherche :
    • Le site est-il visible sur les listes de résultats de Google sur des requêtes stratégiques de votre secteur.
    • Le site répond-il aux besoins et contraintes de ses utilisateurs cibles (il faut alors se poser la question suivante : l’activité – comprendre : produits et services – que je promeus sur mon site est-elle “utile”) ?
    • Le site permet-il de naviguer facilement, interagir facilement, accéder aux contenus facilement.
    • Le site s’affiche-t-il correctement sur desktop et mobile ?
    • Le site est-il globalement crédible ? Comporte-t-il des éléments de réassurance ? Des avis ? A-t-il une réputation ?

 

Après l’audit SEO, que fait-on ?

 

Voir notre guide sur la gestion de projet en mode Agile Scrum.

Il s’agit de construire le plan d’action : nous priorisons, organisons, spécifions chacune des actions identifiées :

 

Une fois les différents audits réalisés, il convient de lister et prioriser les actions en terme d’impact sur le référencement et de complexité d’intégration.

Une fois la liste des actions formalisée et priorisée, il convient par la suite de rédiger les spécifications techniques et fonctionnelles qui serviront aux équipes techniques pour l’intégration.

Ensuite, il faut présenter les spécifications aux développeurs afin de voir ce qu’ils en comprennent et surtout identifier les différentes contraintes et les solutions qui en découlent.

 

Après la priorisation des actions, que fait-on ?

Une fois que les équipes de développement ont réalisé l’ensemble des développements demandés, il convient de recetter ( = valider) ces intégrations, c’est à dire s’assurer que celles-ci correspondent bien à ce qui a été demandé au départ.

Si ce n’est pas le cas, il faut demander aux équipes techniques de refaire les changements jusqu’à ce qu’ils soient conformes aux demandes initiales.

Lors de cette étape, que fait-on ?

On réalise justement un mini audit de validation afin de s’assurer que les intégrations ont été réalisées comme demandé.

Si tel n’est pas le cas, il faut revenir vers le développeur pour lui demander les changements nécessaires.

Attention cette étape est très importante, voire essentielle, car si les modifications n’ont pas été bien réalisées elles n’auront pas les impacts escomptés, voire même pire elles peuvent empirer la situation et créer des effets de bord involontaires (ce qui arrive bien plus souvent qu’on ne croit).

 

L’étape suivante consiste à suivre les performances de trafic et de conversions

En effet, une fois que les modifications ont bien été intégrées, il convient de suivre les performances de trafic et de conversions.Justement en comparant les performances (à périmètre iso) avec n-1 (année précédente). L’idée est surtout de pouvoir poser un contexte sur les performances, positives ou négatives (ne pas se contenter de dire, ça monte ou ça baisse, mais expliquer POURQUOI ça monte ou baisse).

Voir notre guide sur les KPI SEO.

Comment réussir votre refonte.

Comment intégrer le design thinking dans votre stratégie SEO.

Et après l’audit ?

C’est sur la base des résultats de l’audit que vous allez pouvoir construire le plan d’action visant à l’amélioration du référencement naturel.

Puis une fois que les actions seront priorisées, il conviendra de les formaliser sous la forme de cahier des charges.
Les équipes de développement front et back pourront suivre les spécifications et les intégrer.
Viendra alors l’étape de la recette où il conviendra de valider les intégrations effectuées.
Dans le meilleur des mondes, il faudrait que l’audit de référencement naturel soit accompagné de :
  • L’audit ergonomie web et mobile.
  • L’audit accessibilité.
  • L’audit architecture de l’information.
  • L’audit parcours utilisateur.
  • Réflexions sur la proposition de valeur, bénéfices clients, discours commercial en phase ou non avec les besoins et contraintes des utilisateurs cibles.

 

En effet ces compléments d’analyses vont nous permettre de prendre de la hauteur par rapport aux enjeux de votre site et ainsi répondre à vos problématiques de manière efficace.

Que faire si vous avez simplement un blog WordPress : Les réponses ici.

 

Conclusion

 

Réaliser un audit SEO efficace de votre site web n’est pas chose aisée, car l’exercice requiert de la méthode et de la rigueur.

Il me parait important de préciser que les actions correctrices et autres chantiers de croissance que vous allez identifier doivent être orientés utilisateur. Si les actions que vous prévoyez n’auront aucun impact sur l’utillisateur (hors chantiers de structure) alors revoyez les.

il faut d’abord penser utilisateur. C’est essentiel d’avoir cette philosophie en tête quand vous faites du SEO de manière générale.

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