Comment tu peux rebondir après un échec

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Comment tu peux rebondir après un échec et le gérer de manière positive ?

Oui échouer, se planter fait partie de nos vies.

C’est avant tout dans la tête que tu le gères bien ou mal, selon tes ressources intérieures et tes motivations.

Certains s’auto-flagèlent à la première occasion, d’autres se relèvent et avancent.

Alors comment faire de l’échec une force et un moteur pour avancer et réussir et t’en servir pour renforcer ta confiance en toi ?

 

Pour résumer

 

Ce n’est pas grave d’échouer, ce qui importe et fera la différence entre toi et une autre personne, ce sera ta capacité à rebondir et apprendre de tes erreurs pour avancer, apprendre.

 

La perception de l’échec en France

 

En France, particulièrement, l’échec est mal considéré, a mauvaise presse. Est ce dû à la culture française ? Pour autant cette réalité ne devrait pas t’empêcher pas à titre individuel de tirer ton épingle du jeu, d’apprendre de tes erreurs, et de réussir.

D’ailleurs, quand on parle de créer une activité ou un business, on dit “Prendre un risque” et non “Take a chance” ( = profiter d’une opportunité) comme on peut l’entendre outre Atlantique.

Comme si dès le départ, l’échec se présentait comme la finalité par défaut dans un projet entrepreneurial. Pas très dynamique et motivant, tout ça.

De toute manière, l’échec fait partie de l’ADN entrepreneuriale, tout comme le doute. Il faut l’accepter. Point.

 

Comment définir l’échec

 

Le dictionnaire Larousse le définit comme le “résultat négatif d’une tentative, d’une entreprise, manque de réussite ; défaite, insuccès, revers.”

On pourrait le reformuler comme :

> Le fait de ne pas réussir à faire quelque chose, une action, une tâche.

> La révélation d’une incapacité, une incompétence, un manque, bref une faiblesse.

 

C’est la double punition :

> On a échoué, on s’est trompé.

> On vit mal cet échec et on vit mal le regard des autres.

 

L’échec génère des émotions négatives et des sentiments peu agréables / frustrants.

 

Que peut causer un échec ?

 

De multiples raisons apparaissent :

 

> Quand il s’agit d’un manque de préparation / compétence / connaissance, les solutions apparaissent assez simples : se former, apprendre, tester.

> Quand il s’agit d’un manque de confiance en soi, d’estime de soi, il faut encourager, créer un environnement favorable, avancer petite touche par petite touche.

> Quand il s’agit d’auto-sabotage (bien plus évident aux yeux des autres, qu’à soi), là il faut enquêter. Revenons-y plus bas.

> Sous-évaluation d’une tâche ou sur-estimation d’une compétence. On jauge mal notre capacité à réaliser telle ou telle chose. Tu as mis la barre trop haute / trop ambitieux. Tu as mal fait quelque chose. Tu as sous-estimé la tâche, et sur-estimé tes compétences.

> Des éléments externes, indépendants de ta bonne volonté.

> Mauvaise compréhension de ce qui était demandé et attendu au départ.

> Fausse route, erreurs d’appréciation, d’anticipation, mauvaise attribution des rôles.

 

Ainsi l’échec revêt deux dimensions :

> Échouer ponctuellement sur un sujet précis.

> Échouer de manière récurrente. L’individu rentre dans une spirale infernale et reproduit le même scénario ce qui l’amène toujours au même résultat. C’est là qu’il faut faire preuve de clairvoyance et entamer un travail sur soi pour créer une nouvelle dynamique de réussite.

 

Notion subjective

 

Ainsi, la notion d’échec est toute subjective. Chacun y met sa propre définition, selon sa perception, sa sensibilité, son histoire, même ses valeurs.

Ce qui est un échec pour moi ne le sera pas forcément pour toi, et inversement. Les grilles de lecture sont infinies. ce qui complexifie fortement l’approche que l’on a de l’échec.

On peut se baser sur l’impact des conséquences de tel bug / échec pour mesurer la gravité d’un échec (là aussi ce sujet est soumis à discussion, tellement les possibilités sont vastes).

Il y a autant d’exemples d’échecs qu’il y a d’individus (Ne pas être capable de monter un meuble Ikéa, planter ta pub Facebook et n’avoir aucun retour, foirer une prestation, rater la présentation de ton service ou produit, passer à côté de ta vie familiale, etc).

C’est pourquoi certains le vivent si mal pendant que d’autres surfent dessus.

La perception est donc très subjective.

Par ailleurs, si il y a échec, il est la plupart du temps partagé, ou en tout cas créé, permis à cause d’un contexte fertile, propice.

 

Il y a alors deux perceptions possibles :

> La situation de l’échec telle qu’elle est objectivement.

> La situation de l’échec telle qu’elle est perçue par les autres. C’est souvent cette perception qui envenime le plus la situation.

 

En effet, ta perception de l’échec est ta responsabilité :

> Soit tu as décidé d’en faire une force. Tu grandis et apprends à réussir ta vie pro. Tu es bienveillant envers toi-même.

> Soit tu nies la situation et tu ne pourras pas apprendre et tu rentreras dans une spirale négative.

 

Comment je rebondis après un échec et comment je le perçois

 

Pour ma part, j’ai toujours vu la non réussite d’une action comme un signal montrant une autre manière de faire, un autre possible, et non comme un échec… Bref je me suis toujours senti “différent” par rapport à cette perception.

Ce qui m’a permis de me sentir gagnant, avec une approche positive et dynamique.

 

Quand l’échec devient systématique… Identifier le scénario pour s’en détacher et en créer un nouveau

 

On peut parler pendant des heures des bienfaits de l’échec et des forces qu’il donne pour avancer, mais l’article serait bien incomplet si je ne parlais pas de la dimension systématique dudit échec.

Concentrons-nous sur ce qui se passe dans notre cerveau lorsque l’échec devient systématique et le conditionnement que ledit cerveau crée de manière consciente et inconsciente.

L’individu a donc besoin de comprendre le scénario créé par son cerveau pour le déjouer et ainsi ne plus reproduire le même schéma. Et comprendre le jeu des émotions négatives qui se joue.

En effet, reproduire indéfiniment le même scénario ne permettra pas de sortir du cercle infernal condamnant l’individu au même résultat.

Première erreur : Partir d’un exemple précis et ponctuel pour en faire une généralité : Je me suis planté une fois sur ce point donc je me planterai tout le temps dessus. C’est une croyance fausse mais réelle.

Seconde erreur : J’appelle cela la zone de confort inconfortable ou le bénéfice caché.

Nous nous enfermons par souci de confort dans un schéma, toujours le même, même s’il est nocif pour nous. Si nous en sortons nous quittons la zone de confort et le cerveau n’aime pas ça car il va devoir s’adapter et consommer de l’énergie, lui qui aime tant l’économiser.

C’est pourquoi l’individu, qui répète inlassablement les mêmes erreurs, a besoin de faire ce travail d’identification du “mauvais” comportement :

  • Pourquoi généraliser un comportement ?
  • Quel bénéfice caché derrière un comportement ?

Conscientiser le problème permet déjà de s’en détacher, et de l’accepter.

Puis vient le moment d’après où il s’agit de créer un nouveau comportement en pleine conscience.

 

L’art de savoir lâcher-prise

 

Savoir lâcher prise s’avère un excellent point de départ pour rebondir après un échec.

Te lamenter sur ton propre sort, en te victimisant n’est pas la solution, dans le sens où ça ne t’apporte rien.

A partir du moment où déjà tu arrives à te détacher émotionnellement et moralement de cet échec, tu arriveras à prendre de la hauteur.

Tu dois faire ce travail en pleine conscience.

Il faut savoir identifier où se trouve ta responsabilité dans un échec. Quand on est seul, c’est facile. Quand on est plusieurs, il faut savoir jongler avec les perceptions des autres.

Maintenant que tu as accepté l’échec, la question est désormais de prendre du recul et de comprendre ce qui n’a pas provoqué la réussite de ton action.

 

Il s’agit d’ici de dédramatiser : Tout n’a pas été un échec, certaines étapes se sont déroulées comme prévu.

 

> Quelles étapes n’ont pas marché ?

> Comment il aurait fallu faire pour que ça marche ?

> Comment je peux faire maintenant ?

 

Si tu continues de douter, rappelle toi que l’échec est :

 

> Une étape dans l’apprentissage.

> Une voie indirecte vers la réussite : tu apprends à réussir en échouant, certes pas de façon agréable. Mais le bénéfice est là. En toi.

> Une manière de grandir, parfois dans la douleur.

> Un gain de temps.

> Une ouverture vers d’autres manières de réaliser une action.

 

Comment mieux rebondir et mieux réussir – Solutions face à l’échec

 

Tu l’as compris, l’échec est un formidable socle d’apprentissage, si tu l’accueilles avec bienveillance, en toute conscience.

A mon sens, il s’agit surtout d’un état d’esprit à t’approprier pour voir l’échec comme une opportunité de mieux faire.

Dans certains cas il peut être pertinent de consulter pour faire sauter les points de blocage.

> Prends-en conscience et accepte le avec bienveillance et humilité. C’est la première étape indispensable. A noter que cette étape requiert déjà une dose non négligeable de confiance et d’estime de soi.

Je note en complément que douter fortement de sa valeur suite à un échec met en avant un manque de confiance et d’estime de soi.

> Aie confiance en ton projet, en ton intuition, en tes capacités. Cela t’évitera de rentrer dans la spirale du syndrome de l’imposteur.

> Garde en tête que l’échec ne concerne que l’action et non l’être que tu es. Il n’y a pas de jugement de valeur ici (celui-ci peut être vécu violemment et s’avérer être plus destructeur qu’on imagine pour la personne qui en souffre) . Ainsi tu peux relativiser plus facilement et tu n’auras plus peur non plus du jugement des autres.

La seule chose qui est jugée ici c’est ton action / ce que tu fais et non pas ce que tu es.

> Tu as le droit de te tromper, tu n’es pas parfait, personne ne l’est. C’est ok de te tromper tant que tu apprends de tes erreurs. Tout entrepreneur a connu des échecs (ou n’a jamais rien tenté).

> Adopte les méthodes du type “fail fast” comme dans un design sprint qui permettent de tester la validité d’un service ou d’un produit. (voir aussi lean start up). La règle : teste, teste, et teste encore, améliore en continu.

> Fais de ta déception / colère un moteur pour avancer sur ton projet.

> Pose toi les bonnes questions, accepte de voir ce qui ne va pas. Bref, n’hésite pas à te remettre en question.

> Sois bienveillant / tolérant envers toi même.

> Evalue objectivement tes actions. Liste les bons et mauvais points.

> Liste tes axes d’amélioration, et les erreurs à ne pas reproduire. Reprend ton projet en veillant à faire différemment. Ca a marché ? oui ? Super !! Non ? ça n’a pas marché ? Liste de nouveau ce qui n’a pas marché et réessaie.

> Regarde aussi ce que font tes concurrents. Sans chercher à te comparer à eux, mais en identifiant ce qui a marché pour eux et reproduis le sur ton projet. Tu l’as compris, il est inutile de t’entêter à reproduire le même schéma.

> Apprends, forme toi, lis des articles, regarde des tutoriels, demande de l’aide. Un accompagnement personnalisé peut beaucoup t’aider (comme le mien par exemple).

> T’interroger sur ce qui te complait à échouer (zone de confort inconfortable).

    • Identifier le scénario relatif au bénéfice caché : Qu’ai je à y gagner ? Quels avantages ? Que m’arrive-t-il si j’essaie autrement.
    • Objectif : Te créer un nouveau programme pour un nouveau comportement (à l’aide de la PNL par exemple).

> Ce n’est pas parce que tu t’es planté.e une fois que tu te planteras tout le temps (il n’y a pas lieu de généraliser un évènement particulier et ponctuel).

    • Si dans ton cheminement, tu sens une forme de généralisation, arrête, fais le point, dédramatise, prends du recul et identifie les causes.

> Projette toi sur l’étape suivante toujours, pour avoir une longueur d’avance. C’est ce qui permet de rester sur sa mission entrepreneuriale.

Cette liste de solutions n’est pas exhaustive mais tu as certainement ici déjà quelques pistes que tu peux t’approprier pour rebondir après ton échec.

> L’échec peut aussi dans certains cas être le révélateur d’un non alignement entre l’individu et son projet (comme une sorte de lapsus révélateur). Dans ce cas, cela vaut la peine de prendre le temps de réfléchir, et se poser les bonnes questions.

 

Quelques solutions supplémentaires

 

Accepte tes émotions

Il est normal de ressentir de la tristesse, de la déception ou même de la colère face à un échec. Laisse toi ressentir ces émotions, autorise toi en toute bienveillance, en pleine conscience. C’est un processus libératoire, tu t’en sentiras mieux après (c’est ce qu’on appelle l’intelligence émotionnelle).

 

Fais une pause et prends du recul

Tant que possible, prend le temps de t’éloigner de la situation et prend du recul. Tu te sentiras mieux.

 

Analyse bien les raisons de l’échec

Qu’est ce qui n’a pas été. Cette étape est essentielle pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.

 

Apprend de l’échec

Tires-en les conclusions qui s’imposent à toi. Objectivement. Ne tombe pas dans la surenchère. Et selon ces conclusions, fixe toi de nouveaux objectifs avec de nouvelles méthodes et / ou une autre façon de faire et / ou en insistant sur une étape que tu as peut-être oubliée.

 

Trouve du soutien

Ne reste pas seul. Echange avec des gens qui ont vécu la même situation. Comment ont-ils réagit ?

Sois positif. Prend des mesures concrètes pour ne plus tomber dans les mauvais travers.

 

Persévère

N’oublie pas que les échecs font partie de la vie et qu’ils peuvent même être des tremplins vers le succès. Reste persévérant, continue à travailler dur et à apprendre.

 

 

Ressources complémentaires

 

Ton syndrome de l’imposteur

Ne te compare pas aux concurrents

Tes pensées limitantes

Révèle toi à toi même

Réussis ta vie

Ose être toi même

Réussis ton activité

Principes de l’effectuation

Connais tu tes valeurs

Ta zone de génie

Tes mad skills

Tes life skills

Tes soft skills

Ce qui t’empêche de réussir

Ressources pédagogiques

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