Comment gagner en sérénité quand on est entrepreneur ?

Un entrepreneur qui travaille bien, est avant tout un entrepreneur serein et bien dans ses baskets.

C’est à mon sens le point de départ pour l’entrepreneur : sa sérénité !

Mais pourquoi ne serait-il pas serein ?

C’est vrai au juste : Il a de quoi être serein : il lance son projet, il n’a de compte à rendre à personne, il fait ce qu’il veut, travaille autant qu’il veut. Bref c’est la liberté pour lui.

Oui, sauf que tout cela a un prix.

l’entrepreneur est libre, mais il est tout seul sur son bateau, seul à prendre les décisions, et ne peut compter que sur lui-même.
Il peut avoir tendance à vouloir être partout à la fois, répondre à toutes les sollicitations, vouloir se montrer indispensable.

Et c’est une réaction normale.
Je le sais car je suis passé très longtemps par cette phase.

En effet l’entrepreneur a d’immenses challenges face à lui :

>> Comprendre les besoins et les pain points de ses utilisateurs cibles.
>> Trouver son positionnement sur son marché.
>> Trouver les axes de différenciation qui feront la différence : à partir de lui et sa marque personnelle.
>> Se fixer un cap et s’y tenir (à partir de sa raison d’être, de sa proposition de valeur).
>> Rendre son offre irrésistible.
>> Définir ses axes de communication à partir de ses valeurs.
>> Tester, améliorer, développer son offre et son activité.
>> Trouver ses clients, les satisfaire, et les transformer en ambassadeurs.

A cela il faut ajouter un éventuel syndrome de l’imposteur, la peur de décevoir, la quête illusoire de perfection ou la procrastination.

Bref, les enjeux de l’entrepreneur sont nombreux. A partir de là, il semble bien légitime qu’il veuille en faire “plus”, être “plus”, se montrer “plus”.

Le souci est qu’en procédant de cette manière, il se perd dans son projet, dans ses priorités, dans ce qui compte vraiment pour son projet. Il peut alors s’essouffler, perdre confiance en lui et en son projet, perdre l’envie et la motivation.

Vous avez compris : ce n’est pas avec cette dynamique que l’entrepreneur va développer son projet. Pire, ce n’est pas en plein burn out qu’il va développer quoi que ce soit.

Quand on lance / développe son projet on a facilement un fonctionnement divergent : aller dans plein de directions différentes.

J’ai décidé de prendre le contre-pied : Proposer à l’entrepreneur de revenir à une pensée convergente : converger vers l’essentiel du projet, pour ne plus s’éparpiller, gagner en sérénité.

Aller à l’essentiel en restant soi, avec sa créativité pour ne pas faire comme tout le monde.

La sérénité va de paire avec la confiance en soi : Nourrir au quotidien cette confiance en soi qui permet d’avancer.

… Parce que le doute fait partie de l’équation entrepreneuriale.

Alors quelles sont les solutions ou les axes de réflexions pour gagner en sérénité et en confiance en soi ?

Les points cités ci-dessous vont à l’encontre d’une démarche autocentrée, mais valorisent plutôt l’ouverture au monde.

>> Célébrer chaque petite victoire, même les plus petites.
>> Se focaliser sur ses forces à soi, améliorer ses faiblesses.
>> Se focaliser sur son cap : La destination qu’on se fixe.
>> Avoir en tête la mission qu’on se fixe.
>> Travailler son alignement profond.
>> …

Ces axes permettent de rester focus sur son essentiel et de ne pas perdre de temps ce sur quoi on n’a pas d’impact.
Exemple : Le voisin a 30k followers ? Bah ouai peut-être, mais… Que cache cet affichage de réussite ?

Bref, revenir à soi pour mieux s’ouvrir au monde, mieux s’accomplir et accomplir son projet.

Oui c’est une démarche de partir de soi pour se différencier et entreprendre avec ses propres codes.

Partir de soi pour entreprendre implique de :
>> Se libérer des diktats d’Internet, des mêmes règles des moteurs de recherche et des réseaux sociaux que tout le monde applique.
>> Se donner la chance de valoriser et de capitaliser sur ce qui fait la différence fondamentale avec les concurrents : Vous même.

C’est à dire que les concurrents peuvent vous challenger sur vos compétences, votre expertise, votre mode opératoire, bref, tout ce qui constitue la partie métier de votre travail, mais ils ne pourront jamais vous challenger sur vos valeurs, votre personnalité, votre manière d’être au monde.

Se donner la chance de créer vos propres codes, et les assumer. Il s’agit donc de pouvoir créer votre activité comme bon vous semble avec votre approche.
En continuant bien sûr de répondre dans vos offres aux pain points et contraintes de vos utilisateurs cibles.

Partir de soi pour entreprendre selon ses propres codes, c’est aussi avoir l’immense privilège de pouvoir partir de sa raison d’être, de ses valeurs, de ses convictions, de ses envies, de ses forces et faiblesses, de ses qualités et défauts, de sa vulnérabilité pour toucher les prospects qui partagent les mêmes valeurs et convictions que vous.

A condition, toutefois, d’être conscient de cette richesse et d’avoir pu faire ce travail d’introspection en amont pour identifier les différents axes.

Partir de soi c’est valoriser et assumer ses valeurs : Pour ne travailler qu’avec les gens qui s’identifient à votre message, votre approche.

Votre discours va alors partir de vous, ce que vous avez à apporter au Monde.

Partir de soi pour entreprendre selon ses propres codes c’est croire en soi, croire en son projet, avoir confiance en soi, avoir suffisamment d’estime de soi pour porter son projet même dans les périodes difficiles. C’est aussi s’aimer. Tout simplement. Et donner de soi à l’autre, aux autres.

On peut être fier de partir de soi. Malgré les difficultés.

Partir de soi, c’est aussi, se donner la chance d’être aligné.e entre son activité, ses valeurs, ses actions, sa raison d’être : être au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes, à délivrer le bon message et la bonne valeur.

Ce n’est quelque chose qu’on ne peut découvrir petit à petit à mesure que vous cheminez sur votre propre chemin.