Qu’est ce que la communication non violente ?

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La communication non violente est une compétence inter-personnelle (soft skill) de plus en plus appréciée et valorisée au sein des entreprises.

Elle requiert une bonne capacité d’écoute active et d’empathie.

Même si elle s’avère assez naturelle et intuitive dans la construction des échanges, la communication non violente ne s’improvise pas et demande un peu de préparation dans les réflexes à avoir.

 

Qu’est ce que la communication non violente ?

 

Le psychologue américain Marshall B. Rosenberg (décédé en 2015) est à l’origine du procédé de communication non violente (CNV) que nous allons décrire plus bas.

Au-delà d’une démarche, la communication non violente se vit comme une attitude, une démarche, une approche de la vie, voire même comme un cheminement personnel pour vivre mieux, plus sereinement dans le respect des autres. Sans s’oublier soi. En pleine conscience de soi. Dans le respect et la prise en compte de ses propres besoins.

Au travers de cette communication non violente il s’agit de construire une communication plus harmonieuse, respectueuse, empathique et constructive entre plusieurs individus. Surtout dans le cas de la résolution de conflits.

On peut utiliser son principe dans à peu près toutes les sphères, toutes les situations, dès lors qu’un conflit s’est installé. Mais pas seulement.

Le principe repose sur la compréhension profonde des besoins humains fondamentaux et cherche à favoriser la bienveillance, la compréhension mutuelle et la résolution pacifique des conflits.

Elle encourage chaque individu à exprimer ses sentiments et ses besoins de manière claire et respectueuse, tout en écoutant attentivement les sentiments, attentes et besoins des autres.

 

Exemples de scénarios dans lesquels la communication non violente aurait sa place

 

  • Un désaccord en réunion.
  • Un quiproquo.
  • Une forme de non respect des règles et ou des consignes.
  • Une crise de couple.

Bref, imaginons deux personnes en situation d’un désaccord profond. Aucune des deux ne veut lâcher du lest. Comme si lâcher prise signifiait un abandon de sa part. Ce qui pourrait revenir à donner raison à l’autre.

Soit les deux personnes s’enterrent dans leurs positions respectives, ne laissant aucune chance au conflit de se résoudre.

Soit les deux protagonistes se reprennent et tentent de revenir l’un vers l’autre pour trouver un terrain d’entente, un compromis.

Dans ce cas, chacun exprimera sa position et son ressenti de manière objective, et sans jugement.

Chacun acceptera la réalité de l’autre et l’exprimera objectivement.

Viendra le moment d’exprimer ses besoins et une solution qui pourra convenir à tout le monde.

 

Pourquoi vouloir entamer une dynamique de communication non violente ? Quels sont ses avantages ?

 

Favoriser l’harmonie des relations et prévenir et résoudre les conflits

La Communication Non Violente réduit les tensions en favorisant une communication ouverte et bienveillante. Elle encourage l’écoute active, la prise en compte des besoins et des sentiments de l’autre, et peut conduire à une plus grande compréhension mutuelle. Chacun se sent respecté, compris, et pris en compte.

Ce mécanisme prévient et résout les conflits de manière constructive. Et réduit ainsi les risques de malentendus et de confrontation.

 

Capitaliser sur l’empathie de l’individu et l’inciter à la développer encore plus

La Communication non violente met l’accent sur l’empathie envers les autres. C’est à dire, se mettre à la place de l’autre, accepter sa réalité à lui. L’individu est ainsi capable d’une communication plus profonde et authentique.

Au travers de l’écoute et de l’empathie, il s’agit de mieux exprimer nos besoins, à écouter activement les autres et à trouver des solutions créatives aux problèmes.

D’une manière très générale (macro), on peut même dire que la communication non verbale est un facteur de promotion de paix sociale, à tous les niveaux.

En résumé, la dynamique de communication non violente favorise des relations plus saines, des conflits résolus de manière pacifique et une communication plus authentique et empathique.

 

Quelles sont les limites de la communication non violente ?

 

Temps et patience

La communication non violente nécessite souvent plus de temps et de patience que d’autres formes de communication, car elle encourage l’expression de sentiments, de besoins et de demandes de manière réfléchie.

Parfois, les échanges peuvent aller vite, il faut savoir aller l’essentiel et utiliser les bons mots au bon moment.

Elle nécessite une bonne maitrise de soi, et une bonne gestion des émotions. Compétences qui ne sont pas innées pour tout le monde.

 

Vulnérabilité

Puisque la communication non violente implique de partager ouvertement ses sentiments et ses besoins, elle peut rendre les personnes plus vulnérables, car elles se montrent authentiques et ouvertes à l’autre. Ce qui peut s’avérer inconfortable ou difficile pour certaines personnes.

 

Une question de bonne volonté

La communication non violente ne marche que si chacun fait preuve de (bonne) volonté pour s’engager dans ce style de communication. Sinon cela ne marche pas.

 

Contexte culturel

Il est important de prendre en compte les spécificités culturelles lors de l’application de la communication non violente car elle n’est pas toujours applicable dans tous les contextes culturels.

 

Enfin, il faut bien admettre que la communication non verbale n’est pas une solution miracle pour tous les problèmes de communication et de conflit.

 

Quelles sont les étapes de la communication non violente ?

 

Observation

Cette étape consiste à décrire objectivement ce qui se passe, sans porter de jugement ni interprétation : Sur des faits concrets et observables plutôt que sur des évaluations subjectives.

Par exemple, plutôt que de dire “Tu es toujours en retard”, on peut dire “J’ai remarqué que tu es arrivé 15 minutes après l’heure convenue”.

 

Sentiments

Ici, on exprime les émotions et les sentiments ressentis. Il est important de se connecter à ses propres sentiments et de les communiquer de manière authentique. Par exemple, on peut dire “Je me sens frustré(e) lorsque cela arrive”.

 

Besoins

Cette étape consiste à identifier les besoins fondamentaux qui se cachent derrière nos sentiments. Les besoins sont universels et peuvent inclure des éléments tels que le respect, la sécurité, l’harmonie, l’autonomie, etc. Identifier et exprimer ces besoins permet de mieux comprendre les motivations qui sous-tendent nos émotions. Par exemple, on peut dire “J’ai besoin de respect et de ponctualité dans nos engagements”.

 

Demande

On formule une demande claire et réalisable pour répondre à nos besoins. Les demandes doivent être positives, concrètes et formulées de manière à être acceptées ou négociées par les autres. Par exemple, on peut dire “Est-ce que tu pourrais essayer d’arriver à l’heure la prochaine fois ?”.

 

Ressources complémentaires

 

Qu’est ce que l’intelligence émotionnelle ?

Qu’est ce que la réalisation de soi ?

Ta mission de vie

Comment être authentique

Trouver ton essentiel

Mental de gagnant

Ton syndrome de l’imposteur

Ne te compare pas aux concurrents

Ta charge mentale

Ta confiance en toi

Tes pensées limitantes

Fais les bons choix

Apprends à gérer tes émotions

Gère ton stress

Révèle toi à toi même

Sois bienveillant.e envers toi même

Développe tes mad skills

Apprends à lâcher prise

Réussis ta vie

Rebondir après un échec

Ose être toi même

Construis et développe ton activité

Principes de l’effectuation

Les life skills

Ta zone de génie

Tes valeurs

Les soft skills

Ce qui t’empêche de réussir

Accomplissement de soi

S’aimer soi

L’estime de soi

Ressources pédagogiques